08 août 2009
Les dangers des bassins de rétention
Beaucoup de bassins de rétention sont réalisées à l'aide de bâches plastiques. Les pentes sont fortes et dépourvues de toute végétation. Le résultat est que des animaux, à la recherche d'un peu d'eau, glissent dans les bassins et n'arrivent plus à remonter la pente. Leurs pattes ne trouvent pas d'accroche sur la bâche. Les animaux s'épuisent, se résignent et meurent. Les cadavres sont ensuite envoyés avec les eaux de pluies au fond des bassins - ni vu - ni entendu.
J'ai découvert ce lapin le 23 juillet 2009 à proximité d'une station service à Burmath, dans l'Est de la France. En effet, dès que j'ai l'occasion de me rapporcher d'un bassin de rétention, je le fais - justement pour voir s'il n'y a pas d'animaux en détresse.
Il était totalement résigné et épuisé. J'ai pu le prendre dans les mains sans aucune résistence.
Pour le remonter, j'ai dû le reposer sur la bâche car j'avois besoin de mes mains pour remonter la pente. J'ai réussi à le sortir de là en le posant dans les plis de la bâche et en le poussant avec mes mains.
J'encourage vivement tout/e citoyen/ne d'aller vers les bassins de rétention et d'intervenir si besoin est. Il faut cependant se méfier lorsqu'un bassin est plein. Il est en effet très difficile de remonter, même pour un être humain. Par ailleurs, il faut sensibiliser un maximum de personnes à cette problématique, notamment les responsables d'aménagements (de ZACs, de routes, de rails). Il faut adoucir les pentes de bassins et les couvrir de végétaux pour permettre aux animaux d'en resortir.
29 juin 2009
La fondation Cartier à Paris et les oiseaux
Vendredi dernier (fin juin 2009), je suis passée à côté de la fondation Cartier, située sur le boulevard Raspail.
De loin, on voit en hauteur la façade vitrée. Tout en haut, d'ailleurs, la vitre sépare le vide du vide. Quand je vois des façades vitrées, je pense tout de suite au danger qu'elles représentent aux oiseaux. Tout en haut d'ailleurs, quelqu'un a visiblement pris conscience que ce bout de verre dans le ciel était un piège mortel. Quelques silhouettes d'oiseaux y ont été collées.
Mais le danger existe aussi au rez-de-chaussée. Le danger est encore plus grand lorsque l'architecte essaye d'intégrer ou de mélanger bâtiment et nature ce qui est le cas ici.
Vers le boulevard Raspail, le bâtiment est entourée d'une gigantesque baie vitrée. Derrière la baie vitrée, on voit un jardin. Pour les oiseaux, c'est pareil. Ils voient le jardin. Mais ils ne voient pas la vitre. Il ne m'a même pas fallu chercher: à côté de l'entrée de la fondation gisait un petit passereau (probablement une fauvette).
Je l'ai montré au gardien qui y était sensible, à quelques passants (révoltés comme moi) et à des agents qui travaillaient sur la façade. Ils m'ont d'ailleurs expliqué que la baie vitrée allait être recouverte d'une surface opaque.
J'espère que c'est vrai. Mais il faudra aussi protéger les oiseaux vivant (s'il y en a encore ...) à côté du musée du Quai Branly, également une oeuvre meutrière de l'architecte Jean Nouvel.
****
Les façades réfléchissantes représentent également un piège mortel. Non loin de la fondation Cartier, toujours sur le boulevard Raspail, se trouve le siège du Crédit Agricole. Mêmes causes, mês effets, même jour (!)):
25 novembre 2007
La pollution lumineuse
La nuit, les insectes nocturnes sont attirés par la lumière artificielle, perdent l'orientation et s'épuisent en tournant autour des lampes et meurent d'épuisement.
Les conséquences sont une diminution du nombre total des insectes et la disparition d'une source alimentaire pour d'autres animaux. Les lumières artificielles risquent d'attirer des insectes déjà menacés de disparition et de provoquer ainsi l'extinction omplète.
Les oiseaux migrateurs qui volent souvent la nuit se trouvent aussi désorientés par trop de lumières artificielles. Il y a aussi des oiseaux qui heurtent les grands immeubles éclairés ou des plate-formes pétrolières. Dans certaines villes américaines on diminue la luminosité lors de la migration des oiseaux.
En novembre 2007, des milliers de grues qui étaient en train de traverser la Hesse (land au centre de l'Allemagne), ont été désorientés par l'illumination nocturne de la ruine d'un château. Ils se sont posés partout en ville, dans les rues, sur les toits des maisons. Certains se sont écrasés contres des murs, des voitures, des lampadaires. Pendant quatre heures, police et pompiers étaient sur le pont. Seulement quand les lumières de château et les lampadaires des rues avaient été éteintes, les grues ont pu s'envoler: laissant derrière elles six animaux blessés et 14 décédés.
Jusqu'au 27 décembre, une pétition circule qui demande au gouvernement allemand de contraindre les villes et industriels à diminuer la pollution lumineuse.
La Slovénie est le seul pays à avoir déjà une loi qui vise à limiter la pollution lumineuse.
(Je n'ai pas entendu parler d'une initiative semblable pour la France ... je n'informe pas la LPO car, trop souvent, je n'ai pas eu de réponse).
L'office fédéral de l'environnement autrichien a publié un document expliquant les conséquences de trop de lumières et des solutions possibles.
http://www.umweltbundesamt.at/fileadmin/site/umweltthemen/naturschutz/diehellenot.pdf
Information sur les lampadaires les moins dangereux:
http://www.nabu.de/nh/archiv/licht496.htm
On recommande surtout l'utilisation de lampes à base de vapeur de sodium et non pas de mercure. Les ondes émises par les lampes au sodium attirent moins d'insectes.
NABU: "Dabei ließe sich die städtische Lichtverschmutzung problemlos mindern: Ein Drittel der hiesigen Straßenlampen sei veraltet, schätzt das Bundesumweltministerium. Noch immer würden häufig die ineffizienten, weißleuchtenden Quecksilberdampf-Hochdrucklampen verwendet. Stromsparender arbeiten Natriumdampf-Hochdrucklampen, deren hellgelbes Licht weit weniger Insekten anlockt, denn ihre Lichtausbeute ist doppelt so hoch. Noch effizienter und insektenschonender sind die gelborange leuchtenden Natriumdampf-Niederdrucklampen. Doch die werden selten eingesetzt, sagt Arno Schanowski: „Farben sind kaum zu erkennen, doch es reicht, um sicher von Haus zu Haus zu gelangen.“ Der NABU-Biologe fordert, mit Licht generell sparsamer umzugehen: „Die insektenfreundlichste Lampe ist die, die erst gar nicht brennt.“
26 avril 2007
Le renard en ville
De plus en plus souvent, on rencontre des renards en ville et dans les zones pavillonaires. Il y a un risque qu'il présente: la transmission d'un ver qui s'installe dans le foie (Echinococcus multilocularis). Les larves du ver vivent dans le foie de petits rongeurs. Quand le renard mange un rongeur, il peut lui-même transmettre la maladie. Les oeufs de ver se trouvent dans ses fèces. Je ne connais pas le taux de contamination en France. Pas tous les renards sont porteurs de ce parasite.
Mais GARE A L'HYSTERIE. Très peu de contaminations de l'homme ont été notées. Une commune allemande (du côté de Munich) a mené une expérience concluante. En effet, la commune a vermifugé les renards en disposant des appâts. Depuis, on ne trouve plus de fèces de renard contenant des ouefs du parasite. J'espère vivement qu'en France on mènera une politique en faveur de la présence du renard en ville et qu'on n'organise pas de manière affolée et hystérique des battues. La rage a pu être éliminée grâce à la vaccination. Le ver peut lui aussi être géré par des produits vermifuge.
des informations sur cette étude se trouve en allemand aux adresses suivantes:
http://www.wzw.tum.de/wildbio/wildman.htm
http://www.wzw.tum.de/wildbio/wildman.htm
La maison - espace de vie
J'ai découvert un site qui collectionne les bonnes idées pour faire de l'habitat de l'homme aussi un espace de vie pour les animaux, en particulier pour les oiseaux:
http://www.wien.gv.at/wua/bauwildtier.htm
Je répète ici, que je considère que la démarche HQE (haute qualité environnementale) devrait comporter un volet "espaces verts" et un volet "accueil de la faune sauvage".
Et voici un site de vente de nichoirs pour les maisons individuelles mais aussi pour les immeubles!!!
http://www.schwegler-natur.de/Gebaeudebrueter/index.htm
31 mars 2007
Aider les bourdons
Au printemps, les reines des bourdons sont à la recherche de lieux de nidification. On peut les aider en leur proposant de petits aménagements. Pourquoi le faire?
- Parce que avec l'urbanisation croissante il reste de moins en moins de surfaces "sauvages", non aménagées, non-entretenues, non-exploitées. Donc moins de lieux de nidfication, moins de nourriture, baisse des effectifs. Pourtant, le bourdon est utile: il participe à la pollenisation.
- Parce que cela permet d'observer l'activité des bourdons.
Les bourdons aiment les petites cavité dans des tas de bois, tas de pierre, terriers etc. Quand vous voyez au printemps de très gros bourdons qui volent à raz du sol, il s'agit de reines à la recherche d'un logement. Vous pouvez leur proposer un gîte très confortable:
Sur ce site, vous pouvez voir à quoi ressemble une maison pour bourdons.
http://nabu.de/m05/m05_08/06351.html
Par ailleurs, les reines qui sortent de l'hibernation, ont parfois du mal à trouver de la nourriture. Vous pouvez leur donner de l'eau sucrée sur une cuillière. Le bourdon peut être pris sur la main sans aucun problème.
28 novembre 2006
Plaidoyer en faveur de la taupe
WHERE HAVE ALL THE MOLES GONE ....
Tout d'abord un constat: dans notre zone résidentielle, la taupe a été exterminée. Je ne vois jamais de taupinière. Visiblement, les jardiniers ne les aiment pas, parce qu'ils font des tas de terre dans le gazon. Pauvre taupe. J'ai eu l'occasion d'en toucher une, il y a très longtemps en Allemagne. Elle s'était égarée sur la route, nous l'avons attrapée et remise dans l'herbe. Sa fourrure était si douce, si agréable à toucher.
Et puis: elle est utile (malheureusement, pour défendre la cause d'un animal, il faut parler de son utilité)
POURQUOI LA TAUPE EST UTILE ET DEVRAIT AVOIR LE DROIT DE VIVRE SA PETITE VIE DANS VOTRE JARDIN:
Elle se nourrit d'insectes, de vers, de limaces et de larves!! Elle vous débarasse donc à titre bénévole de vers blancs qui adorent manger vos fleurs et légumes. Et vous n'auriez plus besoin des granulés contre les limaces. Engagez taupes et hérissons et vos fleurs pousseront.
Et si vraiment, vous pensez devoir les chasser de chez vous: ils n'aiment pas le bruit. Mais créer du bruit (sans exagérer) coûte un peu de temps. Ca ne marche pas du premier coup (taper sur un bâton enfoncé dans le sol, par exemple). Mais le mieux est vraiement de l'accepter et de le laisser faire son boulot.
Au passage: il est interdit de tuer la taupe (en Allemagne).
PS Je viens de lire sur un site belge (SOS taupinière) que la taupe était un animal "insignifiant". En quoi est-ce que l'auteur de ce texte serait-il signifiant? De quel droit juge-t-il de la "signification" d'un être vivant?
20 novembre 2006
Feuilles mortes
Ramasser les feuilles
mortes ? Est-ce utile ?
Déjà la question s’il faut
ramasser toutes les feuilles mortes se pose. Il est vrai qu’il paraît utile de
les ramasser sur les voies de circulation. Mais, d’après ce que je vois, on les
ramasse aussi dans les espaces verts et les jardins.
D’un point de vue
écologique, c’est un non-sens : on ramasse en fait le premier maillon de
la chaîne alimentaire. En effet, les vers de terre et des microorganismes
décomposent les feuilles (engrais), des insectes se nourrissent des
microorganismes et des oiseaux, hérissons et d’autres animaux se nourrissent
ensuite des insectes.
Feuilles mortes : refuges pour insectes et animaux
Il est particulièrement déconseillé
d’enlever les feuilles mortes sous les haies. Des animaux, en particulier le
hérisson, font leurs nids dans les feuilles mortes. Il arrive même que de
petits hérissons soient aspirés par les aspirateurs à feuilles mortes.
Les coccinelles hibernent dans les feuilles mortes ! De nombreuses chenilles passent l’hiver dans les feuilles mortes. D’autres insectes passent leur stade larvaire dans les feuilles.
Et quand on laisse les feuilles
mortes sous les haies, on retarde aussi l’apparition de « mauvaises
herbes » au printemps.
Le fait que les feuilles mortes
soient consommées par les vers de terre améliore la qualité du sol. Le pelouse
est naturellement aérée, le sol est plus meuble.
Par ailleurs, notons la nuisance
évidente des techniques utilisées: pollution de l’air (contribution à l’effet
de serre), nuisance sonore.
Pour préserver la biodiversité,
il faut laisser une grande partie des feuilles sur place ; utiliser des
balais pour les autres. Il est intéressant de laisser des feuilles mortes en tas.
18 novembre 2006
Trèfle dans le gazon
Notre pelouse, qui n'est d'ailleurs plus une pelouse, ne subit aucun traitement chimique. J'enlève quelques "mauvaises herbes", je laisse toutes les petites fleurs en place. Je tonds de temps en temps, en évitant une tonte à raz du sol pour ne pas déchiqueter des insectes rampants. Je passe la tondeuse lentement pour éviter de tondre les abeilles et bourdons qui butinent sur les fleurs.
Ainsi, j'ai un pré assez riche en espèces qui nourrit insectes et oiseaux. J'ai remarqué que les moineaux apprécient les graines d'une forme de trèfle.
Voici le trèfle:

En fin d'été, j'ai d'ailleurs vu des moineaux à Montmartre qui se nourissaient de fleurs minuscules qui avaient échappées aux traitement chimiques des pavés. C'est cela biodiversité de proximimité. 
J'ai également vu des chardonnerets venir se nourrir de "mauvaises herbes" poussant sur notre terasse.
Un texte complet sur la pelouse écologique:
http://www.cap-quebec.com/pdf/entretiendepelouse.pdf
04 novembre 2006
Ce qu'il faudrait savoir sur la destruction d'un habitat
On parle de destruction d'habitat quand une surface présentant une certaine bio-diversité disparaît au profit de la construction de bâtiments, routes ou autre. L'élaboration d'un parc à la place d'une friche peut également être considérée comme une destrcution d'habitat pour certaines espèces, même si oncréerait un autre habitat.
Ce qu'il est essentiel de savoir est que les animaux qui vivent à un endroit donné ne peuvent pas tout simplement plier bagages et s'installer ailleurs. La nature est faite de telle manière que tout espace habitable est déjà occupé.
Prenons pour exemple une friche et les oiseaux qui nichent et qui se nourissent des plantes et insectes disponibles sur cette friche. Quand la friche disparaît, les oiseaux ne pourront pas déménager dans une forêt à proximité, car la forêt n'est pas leur habitat.
Ils pourront essayer de chercher une autre friche. Mais une friche existante ailleurs sera déjà occupée par des oiseaux vivant là-bas. Ceux-là n'accepteront par une arrivée en nombre d'autres oiseaux de la même espèce. Chaque espèce, chaque couple nicheur a besoin d'un certain territoire. Les oiseaux "sans abri" auront du mal à s'installer ailleurs et auront du mal à se reproduire. Donc, la destruction d'un habitat entraîne une diminution du nombre total de représentants d'une espèce donnée.
Quand on détruit un habitat, il faudrait en créer un autre, proposer une alternative ... Ou bien, autour de la nouvelle construction, on pourrait conserver une partie de l'habitat. On pourrait aussi, après avoir identifié les oiseaux nicheurs, préserver précisément les plantes dont ils se nourissent. Il y a des solutions qui prennent du temps, qui demandent une certaine connaissance en écologie mais qui ne sont pas forcément coûteuse.












